4 juil
Au hazard de nos échanges via le web, nous en sommes venus à mieux connaître une entreprise d’usinage nommée Smide qui, depuis 1950, offre ses services d’usinage de précision, en France.
Puisqu’AMEC Usinage et Smide ont en commun une véritable passion pour l’usinage, nous avons spontanément décidé de s’interviewer, mutuellement, afin faire découvrir nos entreprises respectives aux lecteurs de nos blogues, basés de part et d’autre de l’Atlantique.
Smide nous a interviewé en premier et maintenant, c’est à notre tour de leur poser des questions qui ont pour but de nous aider à mieux apprécier leur vision du monde de l’usinage.
Voici leur réponses à nos questions…
| AMEC: | Quel est l’historique de Smide? |
| Smide: | Entreprise familiale fondée en 1950 par les parents de l’actuelle dirigeante. À ses débuts, la société fabriquait des cosses à sertir et très rapidement s’orienta vers l’usinage de matières isolantes essentiellement plastiques, puis les composites et les alliages légers.
À la fin des années 1980, il y a eu une augmentation des moyens en plus de machines de haute technicité et d’autres amélioratons telles que la CFAO (conception de fabrication assistée par ordinateur), une salle de contrôle avec l’objectif principal du “zéro défaut” ainsi qu’une GPAO (gestion de production assistée par ordinateur). Enfin la mise en place, en 1997, d’une organisation d’assurance qualité ISO 9002 et en 2007, la norme AS 9100 pour s’ouvrir un peu plus au monde de l’aéronautique et du spatial. |
| AMEC: | Quelles sont vos spécialités? Dans quel domaine être vous “maître”? |
| Smide: | Notre spécialité est l’usinage de précision de pièces complexes (avec des tolérances serrées), sur matière plastique et composite ainsi que la fabrication sur des tours et des centres d’usinage à commande numérique jusqu’à 5 axes.
Le plastique est difficile à maitriser, cela étant dû principalement à la fluctuation de la matière. Par contre, le composite et carbone sont des matériaux très abrasifs amorphes mais l’usinage de ces matières nous oblige à avoir une aspiration sur toutes nos machines afin d’éviter les micro-particules nocives mais aussi pour maintenir les performance de notre outillage. |
| AMEC: | Quel est votre marché cible (client)? Diversifié ou spécifique à un domaine (automobile, télécommunication…)? Expliquez… |
| Smide: | Notre marché est tourné vers la sous-traitance de petits usinages et de montages de précision pour l’aéronautique, le médical, la sécurité défense et l’armement, principalement sur matières plastiques, composites et alliages légers. |
| AMEC: | Comment pouvez-vous décrire la concurrence française dans le domaine de l’usinage? |
| Smide: | Dans toute étude, la concurrence est très rude, le prix étant le principal objectif des donneurs d’ordres; seule l’image de marque de l’entreprise permet de se différencier de la concurrence. Une remise en question constante est nécessaire pour la survie des entreprises françaises. |
| AMEC: | Et comment réagissez-vous vis-à-vis cette concurrence (ce qui vous différencie des autres…)? |
| Smide: | Nous sommes une petite équipe réactive et à l’écoute du client.Ceci nous permet d’assurer une haute qualité de service. Notre parc machine de pointe nous permet de nous différencier par la qualité de nos produits. De plus, notre petite structure permet de proposer des prix compétitifs sur le marché. |
| AMEC: | Peut-on croire qu’il puisse exister une synergie entre l’usinage de précision canadien et l’usinage français? |
| Smide: | Oui, les aspects internationaux permettent d’ouvrir de nouveaux marchés. Nous sommes dans un créneau d’usinage très spécialisé et de plus, la même langue permet cette ouverture et la collaboration pourrait être envisagée. |
| AMEC: | Comment voyez-vous la croissance de la Chine dans le marché de l’usinage? |
| Smide: | Actuellement, seuls les marchés de grande série peut permettre à la Chine de se développer dans l’usinage, sous réserve de former du personnel spécialisé.
Nous devons nous armer pour rester compétitifs sans transiger sur la qualité de nos produits. De plus, nous avons envisagé de peut être mettre en place sur le continent africain (dans les pays francophones) une sous-traitance plus compétitive et avec les même créneaux horaires ce qui facilite les relations et ceci, afin de lutter contre la croissance importante de la Chine. |
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